Deux Congolaises récompensées du prix L’Oréal-Unesco

Pour la onzième année consécutive, la Fondation L’Oréal Afrique, en partenariat avec le Programme pour les femmes et la science de l’Unesco...

Pour la onzième année consécutive, la Fondation L’Oréal Afrique, en partenariat avec le Programme pour les femmes et la science de l’Unesco, va remettre ses trophées à vingt femmes d’Afrique subsaharienne. Parmi les lauréates, des doctorantes et post-doctorantes issues de différents domaines scientifiques : médecine, biologie, physique, mais également astronomie ou machine-learning etc. Une remise des trophées particulière en raison de la crise sanitaire actuelle. Dans le cadre de cette nouvelle édition, deux Congolaises font partie des heureuses gagnantes : Dominique Fatima Voumbo Matoumona et Nadège Taty.

Etudes sur le paludisme, le coronavirus et Ebola

Dominique Fatima Voumbo Matoumona est une post-doctorante en sciences de la santé. On trouve plusieurs études de cette Congolaise consacrées aux Plasmodium falciparum, qui causent le paludisme chez l’être humain. Si la scientifique travaille au sein de l’unité d’évolution, épidémiologie et résistances parasitaires (UNEEREP) du Centre International de Recherche Médicales de Franceville, au Gabon, elle est originaire du Congo-Brazzaville. Dominique Fatima Voumbo Matoumona travaille également pour le Département des maladies infectieuses de l’Institut de Recherche Biomédicale des Armées à Marseille, en France. La post-doctorante ambitionne de créer un laboratoire de recherche fondé sur le traitement des maladies transmissibles et non transmissibles par les plantes.

Des prix et une reconnaissance internationale

Quant à Nadège Taty, elle aussi originaire du Congo, elle est doctorante en sciences de la terre et environnementales. La jeune femme a notamment écrit une thèse sur la gouvernance des épidémies de maladies infectieuses, de l’épidémie de choléra à Ebola en passant par le coronavirus, dans les pays aux ressources limitées. Des prix, allant jusqu’à 15 000 euros, seront remis à ces femmes scientifiques. La Fondation L’Oréal Afrique affirme que « ces jeunes chercheuses sont l’avenir de la science et cette reconnaissance les aidera à concrétiser leur potentiel ». Et de poursuivre : « En plus de ce financement et d’une reconnaissance internationale, ces jeunes femmes bénéficient d’une formation en leadership complémentaire à leur parcours académique et essentielle pour venir à bout des discriminations ».