Un avenir durable
Occupant plus de 202 millions d’hectares dans six pays d’Afrique, le Bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Chaque jour, ses millions d’arbres convertissent le gaz carbonique produit par l’homme en oxygène que nous respirons tous : c’est pourquoi il est communément appelé « le deuxième poumon du monde ». Le Bassin du Congo accueille plus de 24 millions de personnes et plus de 1 000 oiseaux et 400 espèces de mammifères.
Menaces pour le Bassin du Congo
Près de 81 000 hectares de forêts du Bassin du Congo disparaissent chaque année en raison de l’exploitation forestière, minière, agricole et des besoins d’une population croissante. Cette disparition rejette 472 000 000 de tonnes de CO2 par an, ce qui équivaut à la construction de 157 nouvelles centrales électriques au charbon chaque année. Ces émissions contribuent de manière significative au changement climatique mondial. La suppression de la forêt a aussi un impact dévastateur sur les personnes et les animaux sauvages peuplant la région.

Les Nations Unies estiment que plus des deux tiers des forêts du Bassin du Congo pourraient être perdues d’ici à 2040 si les efforts visant à les protéger ne sont pas fortement augmentés.
Quelles mesures ont été prises?
Le Président Sassou-Nguesso a été salué pour son travail de protection du Bassin du Congo et de ses espèces menacées.
À ce jour, environ 16 % de la superficie du Congo est placée sous une certaine forme de protection. Ceci classe la République du Congo devant la Guinée Équatoriale et la République centrafricaine en termes de surfaces forestières protégées parmi les pays de la COMIFAC. En outre, le gouvernement congolais s’est engagé à créer un nouveau parc national dans la région Ntokou-Pikounda qui viendra augmenter la zone protégée.
President Denis Sassou-Nguesso speaks at the United Nations General Assembly forum on climate change on September 25, 2009

En février 2005, le Président Sassou-Nguesso a organisé la 7e conférence annuelle de la COMIFAC (Commission des forêts d’Afrique centrale). La COMIFAC est composée de six pays d’Afrique centrale (la République du Congo, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée Équatoriale) et constitue la principale autorité en matière de prise de décision et de coordination sous-régionale des actions et des initiatives relatives à la conservation et à la gestion durable des forêts du Bassin du Congo. Cette année marque le 10e anniversaire de la COMIFAC.
En juin 2008, le Président Sassou-Nguesso et l’Union européenne (UE) ont signé un accord de partenariat pour renforcer les efforts visant à rationaliser l’exploitation forestière afin de réduire les impacts négatifs de la déforestation. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du nouveau code que le Congo a adopté en 1998 pour assurer une gestion durable de ses forêts.
En août 2008, un article en première page du New York Times a révélé que 125 000 gorilles de plaine occidentaux ont été découverts dans le nord de la République du Congo, indiquant que les efforts de conservation entrepris par le gouvernement congolais sont couronnés de succès et peuvent servir d’exemple au reste du monde.
En octobre 2008, la République du Congo a accueilli le 6e Forum mondial sur le développement durable avec dix dirigeants africains afin d’exposer un large plan d’action de développement durable. Les dispositions du plan comprennent davantage de zones protégées, le respect des populations autochtones et une plus grande prise en charge des forêts.
D’autres actions sont nécessaires
La protection des forêts du Bassin du Congo est non seulement vitale pour le développement économique des pays qu’elles nourrissent en Afrique, mais aussi pour la durabilité sur la scène mondiale. Un effort multilatéral doit absolument être déployé pour la conservation de cette importante région face à l’aggravation du changement climatique. Lisez notre lettre ouverte adressée au président Obama pour montrer votre soutien à la durabilité mondiale.