Économie
L'économie de la République du Congo est largement dominée par le secteur pétrolier qui stimule la robuste croissance économique du pays ces dernières années. Comme beaucoup de pays d'Afrique subsaharienne, la République du Congo reste pauvre avec une économie affaiblie par des années de conflits armés et d'instabilité. Cependant, le président Denis Sassou-Nguesso a engagé le pays dans un cycle de réformes économiques et a privatisé les secteurs stratégiques afin d'améliorer la gouvernance et la transparence. Avec ces réformes en place, la République du Congo peut désormais envisager un avenir économique plus encourageant, permettant ainsi d'améliorer la qualité de vie de la population congolaise.
Histoire économique récente

La République du Congo est un producteur de pétrole disposant d'importantes réserves non-exploitées.
Au début des années 1980, la rapide croissance des revenus pétroliers a permis au gouvernement de financer des projets de développement de grande envergure. La croissance du PIB s'élevait en moyenne à 5 % par an, l'un des taux les plus élevés d'Afrique. Les récentes fluctuations des prix du pétrole ont eu des effets défavorables sur l'économie de la République du Congo. Les prix actuellement élevés augmentent sensiblement le PIB du pays et améliorent nettement les perspectives économiques.
Le président Sassou-Nguesso tenta de libéraliser l'économie de la République du Congo en réformant le code fiscal et en adaptant les lois sur les investissements, la main-d'œuvre, le bois et les hydrocarbures. En 2002-2003, la République du Congo privatisa les industries publiques stratégiques des secteurs de la banque, des télécommunications et du transport.
Industrie et ressources naturelles
La République du Congo est riche en ressources naturelles, plus particulièrement en pétrole, bois, potasse, cuivre, zinc, uranium, phosphates, gaz naturel et énergie hydraulique. Le pétrole est de loin l'industrie dominante de l'économie. Elle représente environ 52 % du PIB, 71,8 % des recettes totales du gouvernement et 83 % des exportations. Pas plus tard qu'en juin 2008, Eni, compagnie pétrolière et gazière italienne, a annoncé qu'elle avait découvert en République du Congo un gisement de sables pétrolifères susceptible de remplir des milliards de barils de pétrole.
Avant la découverte du pétrole, la sylviculture en andains étendus au nord des forêts tropicales de la République du Congo constituait la majeure partie des exportations nationales. L'industrie reste importante aujourd'hui. Elle génère près de 7 % des revenus nationaux à partir des exportations de bois et de contreplaqué. Les autres industries centrales comprennent les services administratifs, le sucre, le cacao, le café, les diamants, le ciment, le brassage, l'huile de palme, le savon, la farine et les cigarettes.
Endettement et statut PPTE
L'initiative de la République du Congo visant à réformer l'économie est soutenue par des organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international qui ont approuvé le régime de Pays pauvres très endettés (PPTE) appliqué au Congo en mars 2006. Le Congo est devenu membre de la Banque mondiale en 1963. Depuis, 32 prêts et subventions lui ont été accordés. Ils s’élèvent approximativement à 600 millions de dollars américains. À compter de mars 2007, la valeur des quatre actions permanentes de la Banque mondiale menées en République du Congo est environ de 87 millions de dollars américains.
En novembre 2007, le gouvernement congolais a signé un accord avec le Club de Londres (groupe international non officiel de créanciers privés) effaçant 77 % de la dette du pays envers le Club de Londres. Le Club de Paris a désormais également effacé entre 90 et 100 % de la dette congolaise.
